Prothèses de l'épaule, une technique de pointe

Une nouvelle technique assistée par ordinateur.


La chirurgie de prothèse d'épaule en pointe à la polyclinique Inkermann
Deuxième mondiale…mais première à Niort, un chirurgien de la polyclinique Inkermann posera aujourd’hui une prothèse d’épaule selon une nouvelle technique assistée par ordinateur. 

Spécialiste de la prothèse d’épaule - une trentaine par an - Jacques Soyer procédera à une intervention considérée comme une « seconde mondiale », la première ayant été réalisée, voilà quelques semaines, à Angers (Maine-et-Loire) : une pose de prothèse naviguée par ordinateur. 

A ce stade des explications, le chirurgien orthopédiste niortais - l’un des quatre de l’équipe de la polyclinique - à la faculté de synthétiser de façon magistrale les techniques traditionnelles pour remplacer une articulation usée par une prothèse métallique. Outillé d’une batterie d’instruments dits « ancillaires », et grâce à une maîtrise éprouvée, l’opération consistant à emboîter une tête de l’humérus dans la glène (cavité osseuse) de l’omoplate relèverait du « pifomètre ».
C’est-à-dire avec « une marge d’erreur qui pouvait aller jusqu’à 30 degrés de rotation et un demi-centimètre d’écart en surface ». A faire frémir. Pour bien comprendre l’enjeu médical et scientifique de la nouvelle application, il faut savoir que les poses de prothèses de hanche (100.000 par an) ou de genou (50.000 à 60.000 par an) bénéficient depuis longtemps d’une technique assistée par ordinateur. Mais si la hanche et le genou bénéficient d’un fonctionnement simple, d’avant en arrière, l’épaule est plus complexe car elle s’articule selon de multiples orientations. 


© La Nouvelle République – 8 janvier 2007


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